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democratie participative - Page 2

  • Notre Dame des Landes : Opération Astérix

    Des problèmes techniques et financiers, à l'environnement, à l'arrivée des Zadistes et à la répression policière, un documentaire "vue globale" sur le conflit à Notre-Dame-des-Landes qui explore aussi les ramifications de ce genre de projet sur la "légalité" et la démocratie...

    Réalisation : Béatrice Turpin


    Documentaire de 54 minutes
    (A  visionner en qualité 1080HD.)

  • Conseils de quartier et militance politique

    Dans le courrier des lecteurs du Télégramme du 13 juillet 2007, Fabien Le Bihan présenté comme membre du conseil consultatif de quartier de Brest-Rive droite, s'exprime à propos de la fermeture de huit mois du pont de Recouvrance, envisagée dans deux ans. Monsieur Le Bihan est par ailleurs militant au Parti Socialiste. Au delà du point de vue de l'intéressé, je laisse libre à votre réflexion la pertinence de la présence de militants politiques dans les conseils de quartier. Outre leur légitimité démocratique à pouvoir y participer, l'on peut s'interroger par les stratégies d'influence qui pourraient tenter certaines formations politiques en invitant ouvertement leurs militants à y postuler massivement. Se référer à sa présence dans un conseil de quartier pour servir la propagande d'une majorité ou son opposition politique à une municipalité n'est en soit pas neutre. Les conseils de quartiers doivent t-ils être une tribune supplémentaire aux partis politiques ? On ne pourra certes pas l'empêcher. Certaines formations évoqueront le dynamisme civique de leurs militants. Cela dit, cette culture des organisations de vouloir parfois (souvent ?) verrouiller les instances d'expressions citoyennes par leurs militants risquerait à terme de scléroser définitivement des conseils de quartiers qui ont du mal à trouver une légitimité auprès de la population. Déjà qu'on pouvait déjà craindre que la présence d'élus à leur présidence pouvait déjà orienter ou fermer certains débats. La posibilité pour chaque citoyen de pouvoir assister et s'exprimer lors des séances des conseils consultatifs de quartier, tout en leur donnant un véritable sens démocratique, contribuerait certainement à éviter la tentation de ce type de dérives politiciennes fort prévisibles.

  • législatives 2007 : lettre ouverte au candidat Cuillandre

    Ce dimanche je n'irai encore pas voter. Je n'y étais pas allé au premier tour. Depuis trois ans, la municipalité brestoise, dirigée par vous monsieur Cuillandre, impose des ordinateurs de vote opaques et invérifiables à ses habitants au nom de la “modernité”. Bien que je soutenais une candidate en lice au premier tour, je ne suis pas allé "voter" car je ne voulais pas une fois de plus cautionner cette tartufferie municipale. Contrairement à mon habitude, je ne me suis pas proposé comme assesseur pour cette élection législative car il m'aurait encore une fois de plus totalement été impossible de garantir aux électeurs que tout ce serait bien passé dans la journée.

    Alors vous entendre monsieur Cuillandre évoquer la démocratie ou l'écoute des citoyens pour accroître encore un peu plus vos pouvoirs hégémoniques dans le landerneau brestois m'indispose.

    Non, ceux et celles qui ne sont pas allés voter au premier tour ne sont pas les "pouilleux du devoir civique" comme le suggérait bêtement un journaliste de la presse locale au lendemain du premier tour. Les électeurs qui ne se seront pas déplacés encore ce dimanche auront encore sans doute eu de bonnes raisons de le faire. Depuis trois ans, combien de personnes âgées ont déserté les scrutins pour s'être trouvées une fois de trop humiliées dans leur bureau de vote face au fonctionnement d'une machine qu'elles ne comprenaient pas ? Combien de personnes ont fait le regrettable choix de ne plus voter à Brest car elles ont décidé de refuser radicalement un système de votation antidémocratique qui leur a été imposé sans débat ?

    Non monsieur Cuillandre, je ne voterai pas pour vous ce dimanche. Ce ne sera pas uniquement pour la vision différente de la société qui nous oppose.

    Dimanche soir monsieur Cuillandre, si vous êtes battu à ce scrutin, vous n'aurait qu'à vous en prendre qu’à vous même.


    - Pétition nationale pour le maintien du vote papier

    - Législatives 2007 : réponses des candidats au questionnaire du collectif brestois pour le vote papier


  • Nos élu-e-s en mettent plein le CUCS

    Commentaire à la note proposée par Madame Genevieve Henry (conseillère municipale UDF) sur son blog à propos du projet de parcours de fresques murales Rive-Droite présenté aux élu-e-s en bureau de BMO dans le cadre d’un nouvel accord cadre. Selon les termes de la délibération, ce parcours de fresques devrait permettre de “conforter la reconnaissance et la fierté des habitants".

    La meilleure façon de "... conforter la reconnaissance et la fierté des habitants" consiste à intégrer les habitants dans la conception des projets urbains par la mise en place d'une politique active et volontariste de démocratie participative. Avec les actuels "Conseils de quartier" qui fonctionnent en cercle fermé sous le cadrage permanent des élu-e-s, l'on en est hélàs loin car ces conseils recréent un niveau virtuel de délégation supplémentaire.

    Un "parcours de fresques" en l'occurence s'apparente à une cautère sur une jambe de bois. Une opération de communication (coûteuse ?) est une chose, investir sur les habitants sur le long terme en est une autre.

    A cet effet, l'on peut mettre en parallèle l'organisation de la sympathique et intéressante manifestation "Les fourmis se déchaînent" présentée comme le "festival des initiatives d'habitants " (sic) mais qui est en réalité un remake de la foire des associations qui se déroulait place de la Liberté il y a quelques années.

    A vouloir trop nous en mettre plein les yeux, nos élu-e-s en mettent seulement plein le CUCS (Contrat urbain de cohérence sociale) .

  • Isoloirs et machines à voter : l'illégalité généralisée


    Note actualisée le 07/05/2007

    L'article L. 62 du code électoral est très clair :

    Paragraphe 2 :

    "Dans chaque bureau de vote, il y a un isoloir par 300 électeurs inscrits ou par fraction."

    Le paragraphe cité ne spécifie pas que cette exigence ne concerne pas les bureaux de vote équipés en machine à voter. De fait il faudrait au minimum 3 "isoloirs" et donc autant de machine à voter électroniques dans chaque bureau de vote brestois pour répondre à cette exigence législative que ne respecte pas la ville de Brest depuis 2004. C'est les marchands d'ordinateurs de vote qui doivent déjà se frotter les mains. Pas sûr que cela réjouira par contre les contribuables brestois. Quand à trouver des assesseurs supplémentaires pour ces nouvelles machines à voter, cela sera une autre paire de manche pour la municipalité. Mais, l'on suppose déjà que Messieurs Cuillandre et Masson nous trouveront une solution technologiquement adaptée pour résoudre cette problématique. Certains auraient déjà entendus M. Masson faire l'apologie du vote par internet. Décidément à Brest, l'on aura toujours une longueur d'avance sur le progrès.

    Dans une déclaration à la presse le 25 avril 2007, Jean-Louis Debré, Président du Conseil Constitutionnel a déclaré : "qu'une machine étant à la fois assimilable à une urne et un isoloir, il ne peut y en avoir plus d'une urne dans un bureau de vote : une urne électronique composée de plusieurs machines mises en réseau permettrait d'éviter les bouchons."

    Il ne manque plus qu'au Ministère de l'Intérieur d'inviter les municipalités ayant acquis des ordinateurs de vote à faire évoluer leur matériels afin qu'ils soient en conformité avec notre législation. Certes, ce sera encore fois l'occasion pour reconnaître que les agréments donnés jusqu'à présent étaient assimilables à des agréments de complaisance. Qui s'en doutait encore ?

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    Article L. 62 du Code électoral
    (Loi nº 69-419 du 10 mai 1969 art. 9 Journal Officiel du 11 mai 1969)

    A son entrée dans la salle du scrutin, l'électeur, après avoir fait constater son identité suivant les règles et usages établis ou après avoir fait la preuve de son droit de voter par la production d'une décision du juge du tribunal d'instance ordonnant son inscription ou d'un arrêt de la Cour de cassation annulant un jugement qui aurait prononcé sa radiation, prend, lui-même, une enveloppe. Sans quitter la salle du scrutin, il doit se rendre isolément dans la partie de la salle aménagée pour le soustraire aux regards pendant qu'il met son bulletin dans l'enveloppe; il fait ensuite constater au président qu'il n'est porteur que d'une seule enveloppe; le président le constate sans toucher l'enveloppe, que l'électeur introduit lui-même dans l'urne.

    Dans chaque bureau de vote, il y a un isoloir par 300 électeurs inscrits ou par fraction.

    Les isoloirs ne doivent pas être placés de façon à dissimuler au public les opérations électorales.

    Dans les bureaux de vote dotés d'une machine à voter, l'électeur fait constater son identité ou fait la preuve de son droit de voter dans les conditions prévues à l'alinéa 1 et fait enregistrer son suffrage par la machine à voter.