vendredi, 13 avril 2012
"Abolir la prostitution" - Le film interactif
Vendredi 13 avril 2012, le Mouvement du Nid lance la vidéo de sa Délégation de Paris, à l'occasion de l'anniversaire de la loi dite Marthe Richard de fermeture des maisons closes.
Cette Vidéo, que vous pouvez voir ici http://www.abolir.fr , a été conçue par Advocate Hypermedia dans l'idée de servir de support à des actions de prévention en direction des jeunes. Puis, le Mouvement du Nid s'est rendu compte qu'elle fonctionnait aussi très bien avec des adultes. Elle peut être utilisée dans sa version interractive ou comme un film de prévention.
Aller plus loin :
19:36 Publié dans droits des femmes, politique, social, société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prostitution, mouvement du nid, loi marthe richard, femme, féminisme
mardi, 23 novembre 2010
Nouilles indigestes
Le 03 novembre dernier, l'intersyndicale brestoise opposée à la loi de contre-réforme des retraites, lasse sans doute d'organiser ses sempiternelles processions perlées et stériles en terme de construction d'un rapport de force face à un gouvernement méprisant, n'avait pas trouvé mieux que d'appeler à un rassemblement devant la sous-préfecture de la cité du Ponant afin d'adresser symboliquement des paquets de nouilles à l'intention de l'Elysée. Action « nouilles » qui a été accueillie par une certaine indignation et colère chez les précaires. Je reste poli. Déjà que l'idée de l'action initiale - jeter de la nourriture - fut il de façon symbolique, était débectante sur la forme, le choix final de l'intersyndicale brestoise de donner ses 60 kilos de nouilles à l'association « les Restos du Cœur » s'est avéré d'un mépris total pour les plus démuni-e-s d'entre nous.
Des nouilles encore pour les pauvres
« Des couilles en or pour les riches et des nouilles encore pour les pauvres » pouvait t-on lire sur des pancartes lors des manifestations de ces dernières semaines. En mettant en scène ce slogan, l'intersyndicale brestoise en a inversé la symbolique et en a donné une lecture politique déplorable. Nos syndicalistes illustrant par leur action caritative qu'ils donneraient leurs paquets de nouilles aux pauvres... et de fait abandonneraient résignés (ou complaisants ?) l'or, fut t-il sévèrement burné, ... aux riches. Les "pauvres" ne remercieront jamais les syndicalistes de ce don empoisonné ni de la condescendance intersyndicale affichée ce soir là. On peut espérer que l'association « les Restos du cœur » ait refusé cette odieuse et indigeste donation plus insultante qu'autre chose.
Voir aussi :
Vidéo réalisée par Sebastien Panou - Ouest France
14:46 Publié dans bretagne, luttes, politique, social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, retraites, contre réforme, réforme, syndicalisme, syndicat, cgt, cfdt, unsa, fsu, solidaires, nouille, riches, pauvres, précaires
samedi, 02 octobre 2010
Pôle Emploi : la dégradation du service aux chômeurs continue
Lors de cette rentrée de septembre, Pôle Emploi met en place un nouveau plan de "management" des chômeurs. Objectif, faire des "gains de productivité". Au programme des informations collectives lors des rendez-vous d'inscription des chômeurs. Informations collectives qui devront être menées au pas cadencé par une équipe départementale en mode "task force". Quand Pôle Emploi se réapproprie la terminologie militaire et managériale désormais à la mode chez les cadors néolibéraux. La philosophie est posée.
- La première étape de cette gestion express des chômeurs devrait consister désormais à une information collective et diluée vers un public d'une trentaine de chômeurs. Information collective expédiée en seulement une demi heure de temps.
- En second lieu le chômeur sera reçu durant un quart d'heure par un agent indemnisation.
- Ce court entretien sera suivi durant une autre demi heure d'une rencontre avec un conseiller pour que le chômeur élabore son Projet Personnalisé d'Accès à l'Emploi (PPAE).
- La dernière étape de cette approche taylorisée sera pour les chômeurs de suivre un atelier de 4 ou 5 personnes.
Les rencontres de suivi mensuel des chômeurs devraient selon ce nouveau plan de rentrée être aussi accélérées.
L'intention non cachée et assumée désormais par la direction de Pôle Emploi de cette dégradation volontaire du service public de l'emploi est de mettre l'institution dans une situation telle qu'elle légitimerait le recours au secteur privé tout en faisant pression sur les chômeurs pour qu¹ils acceptent n'importe quel emploi. La démarche étant de contraindre les chômeurs à une "étreinte bureaucratique". Tu acceptes n¹importe quel boulot ou tu es radié de Pôle Emploi !
Parallèlement à cette volonté de dégradation du service aux chômeurs, l'orientation de la direction de Pôle Emploi consiste désormais à tenir un discours en trompe l'oeil pour afficher "une image acceptable" avec des "indicateurs au vert", avec pour directive aux directeurs des Pôle Emploi de "ne pas dégrader ce qui est visible par le public". Les "gains de productivité" par cette "stratégie client" ayant pour finalité de donner une "visibilité comptable" de Pôle Emploi en "éclusant statistiquement" les chômeurs. Les questions de suivi qualitatif et d'accompagnement des chômeurs étant évacuées.
Le questionnaire (questions fermées) adressé à des chômeurs ainsi que le tour de France de Laurent Wauquiez dans les Pôle Emploi semblent s'incrire dans ce plan d'intox médiatique.
A lire :
Plan de rentrée 2010 : La direction appelle à la mobilisation du personnel !!!
Déclaration de la CGT Pôle Emploi Bretagne lors du Comité d'établissement du 30 septembre 2010
14:08 Publié dans bretagne, emploi, luttes, politique, social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bretagne, pole emploi, emploi, rentrée, cgt pôle emploi bretagne, grève des chômeurs
mercredi, 16 juin 2010
Le hold-up géant du partage des richesses mit en images
Source : Bresse-TV/Fakir/Dailymotion
Bresse-tv, la télévision associative et participative de Bourg-en-Bresse et de ses pays met en images à travers son premier court métrage le hold-up géant du partage des richesses. Plus d’argent pour le capital, toujours moins pour les salariés et les retraités !
Cette histoire, basée sur le numéro spécial de FAKIR, le journal " fâché avec tout le monde ou presque" de François RUFFIN, nous explique en humour, chiffres de l'INSEE à l'appui, comment 9,3% de la valeur ajoutée en France à glisser des salaires directs et indirects depuis 1983, vers les revenus actionnariaux. Soit bien plus de 100 milliards d'euros par an (+ de 20 fois le déficit des retraites), sur une valeur ajoutée de presque 2000 milliards d'euros !
Ce film a constitué pour les bénévoles de Bresse-tv, un fort moment de formation et de "faire ensemble", sans oublier la volonté de développer une véritable liberté d'expression citoyenne, le tout dans la bonne humeur, comme pourrez le constater.
A voir, à lire absolument et à relayer sans modération !
Aller plus loin :
- Journal Fakir Hors-série 2010 édité à 90 000 exemplaires !
A consulter et télécharger
- Collectif retraites brestois
16:37 Publié dans politique, social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retraites, réforme, bresse tv, fakir, hold up, salarié, retraité
mercredi, 26 mai 2010
Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites
Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.
Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.
Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.
La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.
Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.
La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.
- Lire et signer la pétition
- Site internet de la mobilisation nationale
- Collectif Brest-Retraites
07:38 Publié dans politique, social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, retraites, 60 ans, collectif, gauche, attac, fondation copernic, pétition, collectif brest-retraites
dimanche, 09 mai 2010
Grève des chômeurs : la mobilisation ne fait que commencer !
Au premier jour de la mobilisation, à Brest nous étions cinquante personnes à occuper le Pôle Emploi Jaurès. Il faudra attendre vingt heures avant que les pacifiques chômeurs et précaires en lutte se fassent déloger par une vingtaine de policiers en tenue anti-émeute sous le regard du directeur de l’agence, du directeur départemental de Pôle Emploi, du commissaire principal et du sous-préfet qui était venu marquer de sa présence le début de cette mobilisation.Le lendemain, au matin, des camarades ont été enfermé-e-s dans la même agence. Suite à leur “sortie”, la direction a décidé de fermer le site, empêchant les autres demandeur-euse-s d’y accéder pour la journée. Maladroitement, le directeur de l’agence Jaurès invoqua un pathétique argument de “sécurité” pour justifier son choix de fermeture. Stratégie “petits bras” de la tentative de division cousue de fil blanc pour, semble t-il laisser croire à l’opinion publique et autres usagers de Pôle Emploi que cela serait les “pas gentils” grèvistes qui seraient responsables d’un dysfonctionnement du service en raison de leurs actions revendicatives, espérant du même coup porter atteinte à nos tentatives de rapprochement avec le personnel des Pôle Emploi. Mauvaise pioche “camarade” directeur. Depuis le début de la mobilisation, les grévistes ayant pris le parti de ne pas perturber le service de Pôle Emploi ou des autres institutions qui ont été ou qui pourraient être aussi occupées. Restera aux coaches de gestion de crise sociale de Pôle Emploi à revoir leurs scénarii mal ficelés et tellement grossiers. Faute de grives, l’on mange des merles. L’après midi du mardi fut donc consacré à l’occupation du Pôle Emploi Observatoire. Après quatre heures dans les locaux de l’agence de centre-ville, c’est à nouveau l’arrivée des forces de l’ordre qui lanca le mot d’ordre d’évacuation du site qui se fit encore une fois dans le calme et en chanson, faute d’être enchanté de quitter les lieux. A Rennes, sous la pression des camarades en lutte, la direction régionale a reconnu le droit de ne pas se présenter aux convocations de suivi mensuel sans être sanctioné-e pour cause de grève des chômeur-euse-s, et ce jusqu’au 7 mai pour l’instant. Première victoire et pas des moindres, Pôle Emploi reconnaît de fait la légitimité de la mobilisation !
Le mercredi 05 mai, les directeurs de Pôle Emploi ont inauguré une nouvelle stratégie : fermer les agences pour empêcher les grévistes de rentrer... Pôle Emploi Observatoire n’a pas ouvert de la journée, et au Pôle Emploi de Brest Tallin, le directeur départemental était là pour filtrer les entrées ! L’on est flatté par tant d’attentions de l’intéressé. Pas de quoi empêcher de rencontrer les autres chômeur-euse-s et précaires et de leur expliquer notre démarche. Accueil qui s’avére toujours positif avec la population en difficulté depuis le début de la lutte. De nouvelles personnes nous rejoignent.
Jeudi matin, c’est à nouveau le Pôle Emploi Brest Observatoire qui fut investi par les camarades. A l’ordre du jour des revendications, pouvoir poser dans chaque agence une “journée blanche” afin que les usagers puissent rencontrer collectivement les agents de Pôle Emploi sans que ces derniers soient pénalisés en terme de salaire. Pas de suite positive à notre revendication du moment. C’est encore une fois la venue des forces de l’ordre qui précipita notre sortie... toujours des plus pacifiques et toujours en chanson. L’on ne le précisera jamais assez. Et comme l’on avait donné rendez-vous à 14h00 devant la CAF, cela eut été dommage de ne pas rester sur place. Vers 14h30, nous décidons (en fait la décision avait été prise bien avant) d’occuper le site de la CAF. Même revendication qu’au Pôle Emploi le matin avec hélas le même résultat. Toujours une sortie dans le calme et en chanson à l’arrivée des forces de l’ordre.Vendredi, lors de notre rendez-vous journalier devant la CAF, l’on constate qu’un vigile est censé filtrer les entrées. Notre lutte donne déjà du travail à une personne. Dommage tout de même, l’on n’avait pas prévu de rester sur place. Reste que désormais nous sommes attendus à voir les bouts du nez qui pointent aux vitres des bâtiments administratifs dès que l’un-e d’entre nous passe à proximité ou que plus de deux personnes discutent sur le trottoir. Petite anecdote en passant, dans le Pôle Emploi de Brest Jaurès, un questionnaire de satisfaction clientèle était remis le matin aux “client-e-s” de la maison. Questionnaire à remplir sur place de préférence. Faudrait pas pas non plus que les usagers prennent le temps de peser leur réflexion et y annoter quelques revendications.
D’autres villes étaient aussi en action cette semaine : Paris, Montreuil, Tours, Caen, Nantes, Rennes, Lannion, Lorient, Quimper, Montpellier... La liste ne faisant que s’allonger au fil des jours.
La lutte continue.
Revendications :
- Arrêt des radiations
- Publication des budgets détaillés de Pôle Emploi
- Retrait du 39/49 - Accès à un service public de qualité et direct (accès au numéro de téléphone de l’agence dont dépent le privé d’emploi)
- Retrait de l’Offre “Raisonnable” d’Emploi - La seule offre raisonnable est celle sur laquelle veut bien postuler le privé d’emploi.
- Retrait du suivi mensuel obligatoire - Ce suivi doit être de qualité, public, et à la demande du privé d’emploi uniquement.
- Retrait des lampes de détection des faux documents d’identité dans les agences Pôle Emploi.
etc...
- Collectif brestois "En marche contre l'injustice sociale"
- Déclaration de la CGT Pôle Emploi Bretagne lors du comité d'établissement du vendredi 28 mai 2010
21:06 Publié dans emploi, luttes, politique, social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, emploi, grève des chômeurs, pôle emploi, caf, bretagne, brest, rennes, lorient, quimper







