Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

conseil de quartier

  • comment le fonctionnement du monde politique peut-il conduire à imposer des projets inutiles?

    Intervention de François Verchère, conseillère générale du Parti de Gauche de Loire-Atlantique, anciennement maire de la commune qui héberge l'aéroport international de Nantes-Atlantique.

    Débat public organisé le 3 février 2014 par le collectif rezéen de soutien à la lutte contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

  • Conseils de quartier et militance politique

    Dans le courrier des lecteurs du Télégramme du 13 juillet 2007, Fabien Le Bihan présenté comme membre du conseil consultatif de quartier de Brest-Rive droite, s'exprime à propos de la fermeture de huit mois du pont de Recouvrance, envisagée dans deux ans. Monsieur Le Bihan est par ailleurs militant au Parti Socialiste. Au delà du point de vue de l'intéressé, je laisse libre à votre réflexion la pertinence de la présence de militants politiques dans les conseils de quartier. Outre leur légitimité démocratique à pouvoir y participer, l'on peut s'interroger par les stratégies d'influence qui pourraient tenter certaines formations politiques en invitant ouvertement leurs militants à y postuler massivement. Se référer à sa présence dans un conseil de quartier pour servir la propagande d'une majorité ou son opposition politique à une municipalité n'est en soit pas neutre. Les conseils de quartiers doivent t-ils être une tribune supplémentaire aux partis politiques ? On ne pourra certes pas l'empêcher. Certaines formations évoqueront le dynamisme civique de leurs militants. Cela dit, cette culture des organisations de vouloir parfois (souvent ?) verrouiller les instances d'expressions citoyennes par leurs militants risquerait à terme de scléroser définitivement des conseils de quartiers qui ont du mal à trouver une légitimité auprès de la population. Déjà qu'on pouvait déjà craindre que la présence d'élus à leur présidence pouvait déjà orienter ou fermer certains débats. La posibilité pour chaque citoyen de pouvoir assister et s'exprimer lors des séances des conseils consultatifs de quartier, tout en leur donnant un véritable sens démocratique, contribuerait certainement à éviter la tentation de ce type de dérives politiciennes fort prévisibles.

  • Pseudos conseils municipaux bis et démocratie de pacotille ?

    Décidément les "conseiller-e-s de quartier" brestois s'enferment dans le rôle dans lequel voulait les enfermer nos élu-e-s : l'illusion d'être des conseillers-e-s municipaux bis. Mais que l'illusion... En étant fermés à la population et malgré la bonne volonté des habitants "tirés au sort" parmi des volontaires, les CCQ brestois sont aujourd'hui déconnectés des... habitants. La finalité véritable des conseils de quartiers serait d'être ouvert A TOUS LES HABITANTS qui le désirent en fonction des sujets abordés. Je reste étonnement surpris que certains sujets fondamentaux ne soient pas mis en avant par les "Conseils de quartiers brestois". Est-ce la présence en leur sein d'élu-e-s qui verrouillent certains thèmes ou distillent la sainte propagande institutionnelle locale? Comment imaginer par exemple normal que depuis deux ans les électeurs et électrices brestois n'aient plus la possibilité de contrôler les scrutins électoraux sans que les conseiller-e-s de quartier ne soient montés au créneau pour défendre notre démocratie. Les conseiller-e-s se contenteraient t-ils des dossiers " crottes de chien" ou autres amuse-gueules proposés par les élu-e-s ? Quand est-ce que la "démocratie participative" sera autre chose à Brest qu'un slogan de campagne électorale ? Conseiller-e-s des quartiers brestois, étonnez-moi en exigeant de la part de nos élu-e-s que les prochaines élections soient démocratiques... A ce titre, pourquoi tous les conseiller-e-s de quartier ne se proposeraient pas comme scrutateurs ou assesseurs pour contrecarrer le futile argument de nos élu-e-s en manque de bonnes âmes citoyennes pour imposer leurs ordinateurs de vote obsolètes et fraudables? Brest serait t-elle définitivement condamnée à une démocratie médiatique de façade ? Je ne le crois pas. Alors mobilisons nous ensemble afin de reconquérir notre droit légitime du contrôle des scrutins électoraux. Mobilisons nous pour que les conseils de quartiers soient un véritable outil de la participation citoyenne. Pour que "construire Brest ensemble" soit autre chose qu'un slogan mais bien une réalité vécue par tous et par toutes.

  • Plateau des Capucins : une concertation en trompe-l'œil ?

    brest,capucins,urbanisme,plateau des capucins,rive droite,democratie participative,concertation,cours de la madeleine,oru,attitudes urbaines,communication

    A n'en pas douter les brestois portent un intérêt certain à l'aménagement du Plateau des Capucins comme l'a confirmé la fréquentation de l'exposition présentée cour de la Madeleine ainsi que l'affluence aux présentations publiques des projets proposés par les trois cabinets d'architectes-urbanistes retenus pour la phase de marché de définition. Cependant, après cette période de communication, les brestois peuvent encore légitimement s'interroger sur la manière dont le président François Cuillandre et la commission urbanisme de la communauté urbaine de Brest envisagent concrétement de mettre en place une véritable concertation avec les habitants. En décembre 2003, lors d'une réunion publique d'informations sur l'opération de renouvellement urbain (ORU) du quartier de Recouvrance, Annick Cléac'h, vice-présidente de Brest Métropole Océane, reconnaissait avec honnêteté que la communauté urbaine ne savait pas organiser de concertation avec la population et envisageait de faire appel au cabinet parisien Attitudes Urbaines afin d'animer cette phase de démocratie participative. Au final, pour des raisons qui dépassent le citoyen de base, cette collaboration ne s'est pas concrétisée. La confusion systèmatique entre les termes "communication" et "concertation" présents dans les propos de François Cuillandre lors de la réunion publique du 29 juin 2005 n'étaient pas pour rassurer les auditeurs sur le désir d'une réelle concertation avec la population de la part de nos élus.
     
    A ce stade de l'avancement du projet, on peut se demander si le cabinet d'architectes-urbanistes qui sera retenu à l'automne prochain aura réellement une marge de manœuvre afin de mettre en place un temps de concertation avec les habitants afin que l'aménagement du plateau des Capucins s'avère un projet partagé. On constate que la démocratie participative, à l'image du développement durable, ne se décrète pas et ne peut se limiter à de pieuses promesses en période électorale mais au contraire doit passer par une réelle évolution des pratiques politiques. A ce titre, on aurait pu s'attendre que les élu-e-s de BMO aient tiré un enseignement du rendez-vous manqué qui avait précédé le choix pré-décidé d'un mode de transport en site propre.
     
    Quoi qu'il en soit, pourquoi ne pas en profiter afin de remettre à plat le fonctionnement des conseils consultatifs de quartiers afin que ces instances de proximité puissent réellement assumer leur rôle de participation avec les habitants au lieu de donner l'impression d'apparaître comme de simples alibis médiatiques pour nos élu-e-s ?  On l'aura compris  en matière de concertation, notre collectivité n'aura rien à attendre à constamment jouer "petits bras". Il faudra plus qu'un livre d'or ou qu'une banderole accrochée au fronton de la mairie pour donner le change aux Brestois. Alors, dès aujourd'hui, que nos élu.e.s se décident enfin à changer de braquet afin de donner les moyens de construire avec la population le Brest de demain.
  • Un tramway à Brest : Carence démocratique

    Fin novembre 2003, dans la presse locale, M. Cuillandre maire de Brest et président de la CUB rappelait " qu'une Communauté urbaine n'est pas une collectivité territoriale mais un établissement public ", précisant l'absence, à son grand regret (sic), de la désignation des organes de l'intercommunalité au suffrage universel. On notera que si les structures communautaires peuvent apparaître comme des outils pertinents, de plus en plus de compétences leur sont confiées au détriment des communes. Dans un contexte général oú l'on nous parle de décentralisation, afin nous dit-on de rapprocher les organes décisionnaires des habitants, on ne peut que constater que dans la réalité tout est fait pour les en éloigner, limitant aux habitants le simple rôle de consommateurs de services... et de contribuables. Alors comment trouver normal que les communautés urbaines (ou communautés de communes) puissent à la fois percevoir des taxes locales sans que les habitants puissent sanctionner ou encourager l'utilisation des fonds ainsi récoltés. Concernant le sentiment d'hostilité de certains habitants de la CUB face au projet detramway à Brest, il peut trouver entre autre son origine dans l'absence de réelle " concertation " avec la population. En effet, au delà de la sémantique communautaire, il n'a été proposé qu'une simple opération de communication autour d'un projet pré-décidé. On se souvient qu'en octobre 1990, 80% des 50 000 électeurs qui s'étaient exprimés lors d'un référendum avaient rejeté un projet de réseau de tramway-bus sur l'agglomération brestoise. Cela étant, la mise en place obligatoire d'un PDU (Plan de Déplacement Urbain) dont l'enquête publique ne fut pas à la hauteur des enjeux, amena en 2002 les décisionnaires de la CUB à entreprendre une réflexion autour des transports urbains. Fort légitimement la population exprime aujourd'hui son souhait de participer à un choix qui engage les finances de la CUB pour plusieurs années. Référendum (caractère décisionnaire) ou consultation pour avis, il s'agit là bien encore d'une question de vocabulaire, bien qu'un référendum concernant ce dossier soit législativement impossible aujourd'hui. S'abstenir du caractère solennel d'une nouvelle consultation populaire ne pouvait se comprendre que si la CUB avait consacré un vrai " temps démocratique " à la construction d'une réelle "concertation" dont malheureusement les habitants de l'agglomération brestoise semblent avoir été privés. A un moment oú le personnel politique nous évoque la " démocratie participative " dans leur propagande politicienne, il serait pertinent que ces derniers passent enfin des mots à l'usage. Quant au choix d'un tramway ou d'un réseau de bus en site propre, cela reste un autre débat !