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communication - Page 4

  • A propos de l'organisation de l'élection de Miss France à Brest


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    Halte au culte patriarcal de la femme objet !

    Présenté comme devant être un faire valoir de l’élégance à la française, l'élection de Miss France s’inscrit dans le registre de ces gauloiseries réactionnaires et bétifiantes qu’on souhaiterait voir disparaître. Refusons une fois pour toute cette célébration d'une société sexiste imposée par le patriarcat. Comment cautionner une telle manifestation rétrograde dont l'accès est axé sur des critères physiques et de genre discriminatoires. Comment continuer à accepter cette imposition d'une image idéalisée du corps la femme sans avoir à l'esprit les dégâts que ce type de concours engendre chez certaines adolescentes. Dégâts dont l’anorexie s’affiche comme un véritable fléau contemporain.

    Loin d'être un conte de fée, la destinée de la "princesse" à durée déterminée se résume dans les faits à la course au contrat pour que son employeur assouvisse son appétit mercantile. Ni plus ni moins. Difficile d'apprécier le glamour et le bon goût "à la française" tant célébré dans les gazettes dans la tournée de la "miss" dans les centres commerciaux de France et de Navarre entre une inauguration de foire agricole ou un lancement de produit. Quand la cupidité malsaine de la société Miss France en arrive à contraindre la lauréate à s'improviser consultante en "image et esthétique" auprès de femmes en recherche d'emploi. Déplorable !

    cuill.jpgS'appuyant sur l'argument de la promotion du rassemblement quadriennal des marchands du temple sur les quais de Brest en juillet 2012, en sortant le tapis rouge et le carnet de chèque pour accueillir l'élection de Miss France, la communauté urbaine Brest Métropole Océane s'offre là à coup de milliers d'euros le parangon de la médiocrité télévisuelle et du mauvais goût sexiste. A vouloir se mousser sur l’argument de l’exploitation de l’image de la “femme objet”, pas sûr que l’image de la ville de Brest et de son agglomération s’en trouve réellement valorisée. A plus de 200 000 euros l'impasse médiatique, les élus communautaires auraient été bien inspirés à jouer la carte de l'abstinence. Que des élus soutiennent l'organisation de ce show télévisuel se résumant à la vente d'espaces publicitaires et à la consommation de numéros de téléphone surtaxés s'avère là encore plus que questionnant. Quel crédit allouer dès lors aux membres d'une collectivité qui s'associent à ce gavage de "temps de cerveau disponible" contribuant à atténuer le sens critique des citoyens.

     Aller plus loin :

    - Halde -Délibération n° 2010-24 du 1er avril 2010
    Article repris de http://ripostelaique.com

    -Déclaration des élu-e-s d'Europe Ecologie les Verts de Brest - 23 septembre 2011

    - Laurent Prunier (UMP) : « La femme objet, les défilés dégradants pour les femmes, nous, on s’en fiche ! » par Anthony Auffret - 19 novembre 2011

    - Gratuit pour les filles
    par Chris Perrot - 07 avril 2010

  • Garden party du maire de Brest : la marque de l’égo

    roi et courtisansLa garden party du maire de Brest dans le cadre bucolique du manoir du bois de Kéroual reste une curiosité mondaine locale qui n’a rien à envier à son pendant élyséen du 14 juillet. Où le temps d’une collation dans la tiédeur d'un début de soirée du mois de juin, on pourra, après avoir salué l’hôte et sa dame, se perdre en conversation du plus grand intérêt avec tout ce qui peut compter d’important dans la petite société brestoise. Du sous-préfet aux huiles de la Marine en passant par les membres du conseil municipal et communautaire au grand complet, du pipole du cru sur le retour, sans oublier la pléiade de présidentes et de présidents d’associations subventionnées heureux de passer un moment privilégié et roboratif en ayant eu l’assurance que leur subside annuel leur sera bien versé. Rendez-vous à faire rougir un éthylotest un jour de carême où il vaut mieux avoir prévu d’être accompagné par un capitaine de soirée afin d’assurer le retour et éviter de s’attarder en explications de texte inutiles avec les représentants de la maréchaussée qui, par un hasard mystérieux, ont pris la mauvaise habitude de quadriller les abords de cette petite sauterie avec la certitude d’amortir leur carnet à procès-verbaux en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

    Kéroual 2009
    Kéroual 2009Bref, du grand classique brestois qui n’aurait pas été matière à en faire un article si ce ne fut l’intitulé du carton d’invitation en lui même. N’en jetez plus, cela vaut son pesant de paillettes. La mention “Kéroual 2009" s'affiche avec majesté. Paroxysme de l’égo médiatique de notre premier magistrat et de la créativité sans fin des éminences grises de la communication municipale, ce petit événementiel où se retrouvent les professionnels du baisemain et de la génuflexion s’avére désormais être devenu une marque. Whaou. Où on attend déjà avec impatience le carton d’invitation de l’année prochaine sur lequel, en dehors de la mention de la "marque" municipale réactualisée, les destinataires privilégiés pourront espérer avoir enfin l’assurance de lire la provenance écologique du papier utilisé. A l’heure du développement durable conjugué après chaque virgule institutionnelle à l’imparfait du subjectif, le carton d’invitation de “Kéroual 2009” manque en effet d’être une référence dans le genre.

    Réception offerte aux heureux invités le jeudi 18 juin 2009 à 18h au manoir de Kéroual.
    Fin du service à 21h.

    Lien permanent Catégories : communication, humour 2 commentaires
  • Confusion n'est pas raison

    retour sur les municipales de 2008

    A l'heure où le personnel politique s'est approprié les outils de marketing pour vendre leur propagande afin d'accéder à des postes de pouvoir ou bien encore pour faire prendre aux citoyens des vessies pour des lanternes, il m'apparaissait intéressant de revenir sur la campagne des municipales de 2008 à Brest loin des joutes passionnées du moment.

    Décryptage.

    Début 2008, les brestois avaient pu découvrir dans leur boîte aux lettres un “magazine” qui dans une consultation rapide, donnait à s’y méprendre l’impression d’être une publication de la Ville de Brest. Magazine de 12 pages qui en réalité s’avérait être le programme électoral de la majorité sortante pour l’élection municipale de mars 2008. Chacun était à même de constater l’étrange similitude entre le maquettage du magazine de la Ville de Brest “Sillage” et cette brochure de communication électorale pouvant contribuer à créer la confusion chez le lecteur (et électeur). Ce choix de mise en page semblait un choix volontaire de la liste “Brest en marche !” menée par le maire sortant François Cuillandre. Pour s’en convaincre de cette volonté de jouer sur cette ressemblance, la mise en parallèle des deux publications enlevait rapidement tout doute concernant cette intention.



    Une Sillage 127

    Une magazine Brest en marche

    La ressemblance saute aux yeux . Une grande photo occupant la majorité de la partie gauche de chaque “Une”. Le même nombre de vignettes (3) dans une colonne à droite de la page.

    En dehors de la reprise du logo de la liste Brest en marche !”, l’identification de l’émetteur du “magazine” de communication électorale n’apparaît pas des plus évidentes. La citation associée à la photo de François Cuillandre ne permettait pas d’apporter l’information sur la nature réelle de cette communication. Communication du maire de Brest ou de la tête de liste au scrutin municipal de mars 2008 ? Des astuces de mise en page amplifiaient la mise en arrière plan de la charte graphique utilisée dans les documents de communication de la liste “Brest en marche !”. Seuls le contenu des pages 8 à 12 apportait aux électeurs brestois une indication sur la nature réelle de ce “magazine”. La page 11 affichant la composition de la liste Brest en marche”. La page 12 nous proposant le visuel officiel de l’affiche de campagne et l’information que “ce document présente les grandes lignes du programme municipal “Brest en marche !” On pourra en passant noter la substilité de la formulation “programme municipal” pouvant entretenir un tant soit peu plus la confusion chez ceux qui n’avaient pas encore compris qu’il s’agissait là d’une présentation des “grandes lignes” du programme électoral de la liste “Brest en marche !” menée par le maire sortant.

    Pour revenir sur le rubricage de ce “magazine” chacun pouvait observer que la ressemblance avec le magazine municipal et communautaire Sillage était savament entretenue pour nourrir cette confusion (portrait de "Tata Dominique", interview d'un conseiller de quartier (sic) , avis d'un "expert" sur la sécurité, tribune du Président du Conseil général, promotion du Tour de France et de Brest 2008...) des premières pages :



    Edito Sillage 127

    Edito magazine Brest en marche

    Où on retrouvait à gauche un édito dans une page constituée de deux colonnes. Les deux éditos étant illustrés par une photo de François Cuillandre.

    Les pages 6 et 7 de ce “magazine” électoral quant à elles composées d’une multitudes de photographies et de courts articles, faisaient étrangement penser à la double page de la rubrique “Grand angle” du magazine municipal. Il suffisait au lecteur à encore mettre en parallèle les deux maquettes pour y trouver des similitudes.

    Pour l’anectode, en mai 2005 lors de la campagne référendaire sur le projet de Constitution européenne, François Cuillandre avait utilisé l’édito de la revue municipale et communautaire “Sillage” pour faire sa propagande pour le OUI. Cette pratique avait amené les élu-e-s PCF et BNC à dénoncer ce mélange des genres. Au printemps 2008, on n'a pas entendu ces derniers s’exprimer sur cette étrange similitude entre la conception graphique de la revue de la Ville de Brest et de BMO avec celle de cette publication de campagne électorale. Le PCF et BNC ayant affirmé leur total soutien à la liste menée par le candidat-maire François Cuillandre avec l'assurance d'avoir des strapontins (docile allégeance dont aussi ont fait preuve les Verts brestois et les membres de l'UDB).

  • Conseils de quartier et militance politique

    Dans le courrier des lecteurs du Télégramme du 13 juillet 2007, Fabien Le Bihan présenté comme membre du conseil consultatif de quartier de Brest-Rive droite, s'exprime à propos de la fermeture de huit mois du pont de Recouvrance, envisagée dans deux ans. Monsieur Le Bihan est par ailleurs militant au Parti Socialiste. Au delà du point de vue de l'intéressé, je laisse libre à votre réflexion la pertinence de la présence de militants politiques dans les conseils de quartier. Outre leur légitimité démocratique à pouvoir y participer, l'on peut s'interroger par les stratégies d'influence qui pourraient tenter certaines formations politiques en invitant ouvertement leurs militants à y postuler massivement. Se référer à sa présence dans un conseil de quartier pour servir la propagande d'une majorité ou son opposition politique à une municipalité n'est en soit pas neutre. Les conseils de quartiers doivent t-ils être une tribune supplémentaire aux partis politiques ? On ne pourra certes pas l'empêcher. Certaines formations évoqueront le dynamisme civique de leurs militants. Cela dit, cette culture des organisations de vouloir parfois (souvent ?) verrouiller les instances d'expressions citoyennes par leurs militants risquerait à terme de scléroser définitivement des conseils de quartiers qui ont du mal à trouver une légitimité auprès de la population. Déjà qu'on pouvait déjà craindre que la présence d'élus à leur présidence pouvait déjà orienter ou fermer certains débats. La posibilité pour chaque citoyen de pouvoir assister et s'exprimer lors des séances des conseils consultatifs de quartier, tout en leur donnant un véritable sens démocratique, contribuerait certainement à éviter la tentation de ce type de dérives politiciennes fort prévisibles.

  • Plateau des Capucins : une concertation en trompe-l'œil ?

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    A n'en pas douter les brestois portent un intérêt certain à l'aménagement du Plateau des Capucins comme l'a confirmé la fréquentation de l'exposition présentée cour de la Madeleine ainsi que l'affluence aux présentations publiques des projets proposés par les trois cabinets d'architectes-urbanistes retenus pour la phase de marché de définition. Cependant, après cette période de communication, les brestois peuvent encore légitimement s'interroger sur la manière dont le président François Cuillandre et la commission urbanisme de la communauté urbaine de Brest envisagent concrétement de mettre en place une véritable concertation avec les habitants. En décembre 2003, lors d'une réunion publique d'informations sur l'opération de renouvellement urbain (ORU) du quartier de Recouvrance, Annick Cléac'h, vice-présidente de Brest Métropole Océane, reconnaissait avec honnêteté que la communauté urbaine ne savait pas organiser de concertation avec la population et envisageait de faire appel au cabinet parisien Attitudes Urbaines afin d'animer cette phase de démocratie participative. Au final, pour des raisons qui dépassent le citoyen de base, cette collaboration ne s'est pas concrétisée. La confusion systèmatique entre les termes "communication" et "concertation" présents dans les propos de François Cuillandre lors de la réunion publique du 29 juin 2005 n'étaient pas pour rassurer les auditeurs sur le désir d'une réelle concertation avec la population de la part de nos élus.
     
    A ce stade de l'avancement du projet, on peut se demander si le cabinet d'architectes-urbanistes qui sera retenu à l'automne prochain aura réellement une marge de manœuvre afin de mettre en place un temps de concertation avec les habitants afin que l'aménagement du plateau des Capucins s'avère un projet partagé. On constate que la démocratie participative, à l'image du développement durable, ne se décrète pas et ne peut se limiter à de pieuses promesses en période électorale mais au contraire doit passer par une réelle évolution des pratiques politiques. A ce titre, on aurait pu s'attendre que les élu-e-s de BMO aient tiré un enseignement du rendez-vous manqué qui avait précédé le choix pré-décidé d'un mode de transport en site propre.
     
    Quoi qu'il en soit, pourquoi ne pas en profiter afin de remettre à plat le fonctionnement des conseils consultatifs de quartiers afin que ces instances de proximité puissent réellement assumer leur rôle de participation avec les habitants au lieu de donner l'impression d'apparaître comme de simples alibis médiatiques pour nos élu-e-s ?  On l'aura compris  en matière de concertation, notre collectivité n'aura rien à attendre à constamment jouer "petits bras". Il faudra plus qu'un livre d'or ou qu'une banderole accrochée au fronton de la mairie pour donner le change aux Brestois. Alors, dès aujourd'hui, que nos élu.e.s se décident enfin à changer de braquet afin de donner les moyens de construire avec la population le Brest de demain.