mercredi, 10 juin 2009

Garden party du maire de Brest : la marque de l’égo

roi et courtisansLa garden party du maire de Brest dans le cadre bucolique du manoir du bois de Kéroual reste une curiosité mondaine locale qui n’a rien à envier à son pendant élyséen du 14 juillet. Où le temps d’une collation dans la tiédeur d'un début de soirée du mois de juin, l’on pourra, après avoir salué l’hôte et sa dame, se perdre en conversation du plus grand intérêt avec tout ce qui peut compter d’important dans la petite société brestoise. Du sous-préfet aux huiles de la Marine en passant par les membres du conseil municipal et communautaire au grand complet, du pipole du cru sur le retour, sans oublier la pléiade de présidentes et de présidents d’associations subventionnées heureux de passer un moment privilégié et roboratif en ayant eu l’assurance que leur subside annuel leur sera bien versé. Rendez-vous à faire rougir un éthylotest un jour de carême où il vaut mieux avoir prévu d’être accompagné par un capitaine de soirée afin d’assurer le retour et éviter de s’attarder en explications de texte inutiles avec les représentants de la maréchaussée qui, par un hasard mystérieux, ont pris la mauvaise habitude de quadriller les abords de cette petite sauterie avec la certitude d’amortir leur carnet à procès-verbaux en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Kéroual 2009
Kéroual 2009Bref, du grand classique brestois qui n’aurait pas été matière à en faire un article si ce ne fut l’intitulé du carton d’invitation en lui même. N’en jetez plus, cela vaut son pesant de paillettes. La mention “Kéroual 2009" s'affiche avec majesté. Paroxysme de l’égo médiatique de notre premier magistrat et de la créativité sans fin des éminences grises de la communication municipale, ce petit événementiel où se retrouvent les professionnels du baisemain et de la génuflexion s’avére désormais être devenu une marque. Whaou. Où l’on attend déjà avec impatience le carton d’invitation de l’année prochaine sur lequel, en dehors de la mention de la "marque" municipale réactualisée, les destinataires privilégiés pourront espérer avoir enfin l’assurance de lire la provenance écologique du papier utilisé. A l’heure du développement durable conjugué après chaque virgule institutionnelle à l’imparfait du subjectif, le carton d’invitation de “Kéroual 2009” manque en effet d’être une référence dans le genre.

Réception offerte aux heureux invités le jeudi 18 juin 2009 à 18h au manoir de Kéroual.

Fin du service à 21h.

mardi, 26 mai 2009

Grève d’un électeur

Lettre ouverte au Maire de Brest

Monsieur le Maire,

machine à voter NEDAPEuropéen convaincu, je n’irai tout de même pas voter le 7 juin prochain pour le scrutin de l’élection des députés européens. C’est amer et à contre cœur que je me résigne à ce choix. J’ai longtemps hésité avant de me décider à cette attitude radicale. Mais là, la coupe est pleine. Je me mets en grève. Depuis le printemps 2004, en mal de modernitude informatique et médiatique, vous avez fait le choix à grands frais de remplacer sans débat les bulletins de vote papier et les urnes transparentes par d’opaques et d’invérifiables ordinateurs de vote, spoliant ainsi le contrôle citoyen du processus démocratique et dévoyant la finalité des rendez-vous électoraux pourtant censés être l'essence du creuset républicain. Bien que les machines à voter NEDAP dont vous continuez aveuglément à faire encore l’article ont été tour à tour désavouées chez nos voisins européens (Pays-Bas, Allemagne et Irlande), sous couvert d'un agrément ministériel, vous vous obstinez Monsieur Cuillandre à encore une fois passer en force pour nous imposer l’opacité électorale au grand mépris des électeurs brestois. Et ce n'est pas vos fameuses loupes (sic) que vous envisagez de mettre à la disposition des électeurs dans les bureaux de vote ni la mise en scène de pseudos procédures de contrôle afin de donner le change aux gogos qui y changeront quelque chose. En attendant que vous daignez vous réconcilier à Brest même avec l’organisation de vrais scrutins démocratiques dont le processus serait totalement compréhensible et contrôlable par le peuple et non délégué à d’obscures entités privées, j’ai donc décidé de me mettre en grève de l’élection.

Salutations citoyennes,


P&ampeacute;tition pour le maintien du vote papier
Actuellement signatures !

mardi, 10 mars 2009

Vote électronique en Allemagne : sévére désaveu pour NEDAP

ordinateur de vote NEDAPSuite à l'utilisation d'ordinateurs de vote NEDAP lors des élections législatives en septembre 2005, Ulrich Wiesner, et son père Joachim Wiesner, professeur émérite en science politique, avaient lancé une procédure judiciaire mettant en avant que l'utilisation de ces matériels électroniques portaient atteinte au respect du principe constitutionnel de la publicité du scrutin. Dans son arrêt du 03 mars 2009, la Cour constitutionnelle fédérale allemande a conclu que l’utilisation des ordinateurs de vote NEDAP lors des élections au Bundenstag s’avérait anti-constintutionnelle car il n’était pas possible pour les électeurs et les scrutateurs de vérifier le bon déroulement du scrutin ni le dépouillement des votes. La Cour constitutionnelle fédérale a précisé que toutes les étapes essentielles du scrutin devaient être directement vérifiables par les électeurs à tout moment, ceci sans connaissance informatiques particulières. Exigences élémentaires que les citoyens sont fondamentalement en droit d'attendre de scrutins qui se veulent se revendiquer démocratiques.

Même si cet arrêt ne met pas fin à l'utilisation du vote électronique en Allemagne, l'une de ses premières conséquence sera le retour au votre traditionnel papier pour 2 millions d'électeurs lors des prochains rendez-vous électoraux de 2009 (élection des députés au Bundestag et élections de députés européens), les appareils du fabricant néerlandais NEDAP ne pouvant dès lors être utilisés. L'arrêt de la Cour constitutionnelle fédérale s'avére désormais une épée de Damoclès pour les fabricants d'ordinateurs de vote qui devront s'assurer que leurs matériels répondent aux exigences de contrôle et de compréhension par tous les électeurs au risque pour l'Etat fédéral d'Allemagne d'avoir à accumuler les contentieux électoraux avec en ligne de mire des annulations de scrutins en cascade.

La décision de la Cour fédérale constitutionnelle induit l’arrêt de l’utilisation des machines à voter NEDAP en Allemagne car ces matériels électroniques ne pouvant fournir les garanties démocratiques nécessaires. Le célébre club de hackers "Chaos Computer Club" qui se mobilise contre l’utilisation du vote électronique dans ce pays, s'est félicité de la décision de la Cour n'hésitant pas à comparer désormais les ordinateurs de vote NEDAP à des "déchets électroniques". La société néerlandaise NEDAP accuse là un désaveu supplémentaire concernant ses ordinateurs de vote. En 2004, les ordinateurs NEDAP furent déjà mis à l'index en Irlande. Depuis ce sont les 7500 ordinateurs de vote NEDAP achetés à grand frais (plus de 40 millions d'euros !) qui dorment dans un hangar. Début octobre 2007, c'est les autorités des Pays-Bas qui avaient retiré son agrément aux machines NEDAP utilisées jusqu'àlors dans ce pays.

La France reste de son côté l'un des rares pays européens à encore autoriser l'utilisation des ordinateurs de vote NEDAP lors des rendez-vous électoraux. Le Ministère de l'intérieur français continuant de maintenir l'agrément des ordinateurs NEDAP (attribué en 2004 par le Ministre de l'Intérieur de l'époque, un certains Nicolas Sarkosy !) , faisant la sourde oreille aux alertes qui se succédent depuis 2004 chez nos voisins européens. La stratégie actuelle affichée du gouvernement français consistant à vouloir modifier le code électorale pour rendre légal l'inadmissible en matière d'organisation de scrutins électoraux. L'on peut désormais en France, s'attendre au pire. Le parti de la majorité présidentielle n'étant pas exemplaire en matière d'utilisation du vote électronique. Formation politique habituée au bidouillage de ses scrutins internes (Canard Enchaîné du 21 janvier 2009). Paradoxe, l'UMP trouve encore des soutiens en matière de régression démocratique chez certains élus socialistes et communistes en mal de modernitude médiatique.

Aller plus loin :

- Arrêt de la Cour constitutionnelle fédérale allemande du 03 mars 2009 - 2BVC 3/07 et 2 BVC 4/07 (en allemand)

- Communiqué de presse de la Cour constitutionnelle fédérale allemande numéro 19/2009 du 03 mars 2009 (en allemand)

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République fédérale d’Allemagne
Loi fondamentale du 23 mai 1949

Source : http://www.droitsdelhomme-france.org

Article 20 - Fondements de l'ordre étatique, droit de résistance
(1) La République fédérale d'Allemagne est un Etat fédéral démocratique et social.
(2) Tout pouvoir d'Etat émane du peuple. Le peuple l'exerce au moyen d'élections et de votations et par des organes spéciaux investis des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
(3) Le pouvoir législatif est lié par l'ordre constitutionnel, les pouvoirs exécutif et judiciaire sont liés par la loi et le droit.
(4) Tous les Allemands ont le droit de résister à quiconque entreprendrait de renverser cet ordre, s'il n'y a pas d'autre remède possible.

Article 38 - Elections :
(1) Les députés du Bundestag allemand sont élus au suffrage universel, direct, libre, égal et secret. Ils sont les représentants de l'ensemble du peuple, ne sont liés ni par des mandats ni par des instructions et ne sont soumis qu'à leur conscience.
(2) Est électeur celui qui a dix-huit ans révolus ; est éligible celui qui a atteint l'âge de la majorité.
(3) Les modalités sont réglées par une loi fédérale.

Lire aussi :

- Vote électronique et Parti Socialiste

P&ampeacute;tition pour le maintien du vote papier
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jeudi, 17 juillet 2008

Eléphants de mer

éléphant - photo fotosearch - libre de droitLes quais brestois, le dernier lieu pipole où il faille venir se montrer pour être dans le coup en ce début juillet? Au vu du nombre d’éléphants du Parti Socialiste venus défiler l’air de rien cette semaine sur les quais brestois, l’on pourrait véritablement le penser. Du grand pélerinage sans la roche de Solutré. Un vrai festival de Cannes sans la Croisette. Jean, Ségolène, Lionel, Martine, François, Jean-Yves, Pierre et les autres... Bulles, champagne et crustacés. Du spectacle chronométré. A chacun son jour. A chacun son petit coup de projecteur. A chacun sa petite phrase. A chacun son petit tour de rade. A croire qu’ils venaient eux aussi prendre leurs marques pour 2012.

Pour les présidentielles de 2012, François Cuillandre pourra conseiller ses amis du Parti Socialiste. En matière de gros machin qu’on ne maîtrise plus et qui prend l’eau de toute part en laissant croire que tout va bien, le maire de Brest s’affiche désormais comme un maître de cérémonie incontournable.

vendredi, 13 juin 2008

Brest 2008 : de l'authentique...

Dans une communication à la presse fin mars 2005 de la Ville de Brest sur l'avenir des fêtes maritimes brestoises, le maire François Cuillandre précisait à un journaliste du Télégramme de Brest :

"A Brest, nous avons décidé de communiquer sur du vrai, de l'authentique, pas sur des panneaux affichés à Paris !"

Quelques mois plus tard, le maire de Brest reformulait son propos pour ceux qui n'avaient pas bien entendu l'argument :

"Nous préférons investir notre argent comme ça plutôt que d'acheter des encarts publicitaires dans les journaux ou dans les couloirs du métro" (Le Télégramme - 22/08/2006)

Du vrai, de l'authentique... à l'image de cette campagne d'affichage pour la manifestation "Brest 2008" qui a recouvert les murs parisiens.

Sacré François, toujours aussi vrai et authentique...






Photos : Brest2008/Rivacom

samedi, 26 janvier 2008

Un dernier vers pour la route

Ce vendredi 25 janvier s’est déroulé la 37 ème et dernière représentation du conseil municipal de cette mandature. Pas de grandes surprises dans la mise en scène, la pièce ayant été maintes fois jouée. Côté public, quelques jeunes premiers qui secrétement se voyaient déjà monter sur scène. Après un hommage du maire à la mémoire de Jean Guéguéniat, après des remerciements à ceux qui ont fait le choix de ne pas repartir en tournée électorale, la piéce peut commencer. Les dialogues s’égrennent au fur et à mesure des délibérations.

Fortuné Pellicano toujours habité par son personnage semblait avoir consulté sa boule de cristal : “les brestois ne se tromperont pas les 9 et 16 mars”, persuadé, “que le futur maire de Brest est dans la salle”. François Cuillandre de compléter “qu’il y aussi du monde dans la tribune”. Ben oui, fallait pas croire que la piéce se joue uniquement avec les acteurs qui avaient le droit de déclamer leurs tirades. Sacré Fortuné, pressé d’être au soir du second tour ? Toujours le mot d’auteur. Ce n’est pas du Audiard mais l’acteur a son public. Alain Masson en arrive à lui donner du “camarade”. Je vous le dis, du grand théâtre. Après allez vous étonner que l’on parle de droitisation du PS.

L’on va finir par sortir nos mouchoirs” déclama amusé Gérard Cabon. Pour Jean Champeau, le conseil municipal restera “un grand théâtre d’expression où les acteurs sont plus soucieux des effets de manche”. Et puis le cri du coeur du même Jean Champeau qui a décidé de quitter la scène : “Je ne vous aime pas tous... mais je vous aime tous bien”. Ambiance dans les rangs de l’opposition. Quelques scènes et délibérations plus tard, madame Péron de renvoyer Jean champeau à la lecture de son journal : “Tout ce qui est excessif est insignifiant”. Un point partout. Les actes se succédent les uns après les autres. Pour un final, Gaëtan Le Guern nous la joue sobre. Assistance admirative devant l’adjoint communiste qui avait habitué ses partenaires aux longues tirades interminables. Chapeau bas. "Les moissons de nos champs ne lassera les faucilles, les fruits passeront les promesses des fleurs”, du Malherbe cité par Jean-Yves Le Borgne. N’en jetez plus. V'là l'UMP qui jacte en alexandrins. Ce n’est plus un conseil municipal mais le Minisitère de la culture. Promesses, promesses... Tiens cela ne vous rappelle rien ?

mercredi, 09 janvier 2008

Municipales 2008 à Brest : voix d'eau dans la

La question de la gestion de l'eau est une question d'orientation politique majeure qui ne peut être secondaire à Brest et de fait demeure désormais un sujet pivot de la campagne des municipales de mars 2008 que certains esprits limités auraient voulu restreindre de façon populiste à un "pour" ou "contre" le tramway de la majorité sortante. Si la fin du contrat liant la collectivité à l'entreprise privée Véolia est prévue en 2012, le choix politique qui modifiera éventuellement le mode de gestion communautaire sera pris en 2010. Le prochain conseil communautaire aura à se prononcer sur l'une des possibilités possibles : reprise d'une gestion en régie directe par la collectivité, gestion via une société d'économie mixte publique/privée qui serait alors créée, ou gestion déléguée à une entreprise privée comme c'est le cas depuis 1987.

S'il avait fallu attendre que les communistes brestois finissent de digérer leur consommation de dinde, chocolats et autres confiseries de fin d'année (voir "Echanges et initiatives" No 47 - janv/fev 2008), pas sûr que le débat sur l'avenir de la gestion de l'eau à Brest aurait été abordé lors de cette campagne électorale. L'on comprend aisément l'importance pour les brestois de connaître avant mars prochain le postionnement sur ce dossier des différentes listes se présentant aux municipales de 2008.

Divers points de vue ont été déjà mis en avant par les différentes listes.

S'exprimant au nom de la liste UMP, Laurent Prunier a déjà affiché sa préférence pour une gestion privée, BMO n'étant pas à ses yeux la mieux placée pour gérer l'eau. Cela étant, il renvoi le débat à après les municipales en mettant en avant la nécessité d'évaluer le système actuel tout en associant la population s'inspirant ...d'une suggestion du communiste Maxime Paul. Laurent Prunier rejette d'office l'idée d'une SEM (société d'économie mixte) : "...une usine à gaz où les responsabilités se diluent... cela reviendrait à faire pareil [qu'une gestion privée], tout en faisant croire que l'on fait autrement.".

Pour l'ex élu UMP Fortuné Pellicano qui présente une liste indépendante suite à son exclusion de son ancienne formation, la préférence irait à une gestion mariant privée et public via une gestion par une SEM.

Le MoDem reste assez discret sur son positionnement. Mickaël Cabon souhaite aborder la question du meilleur rapport entre prix et service rendu. Les membres du MoDem brestois entendent "...mettre sur la table, le moment venu, tous les éléments du débat afin que les meilleures décisions soient prises."

Les membres de la liste "Pour Brest, la gauche debout" affichent clairement "leur volonté de revenir à une gestion publique directe de l’eau, dès la fin du contrat avec Veolia en 2012, et de le négocier avant son échéance".

Cette volonté de revenir à une gestion publique de l'eau est partagée par la liste que souhaite présenter le Parti des Travailleurs.

Le positionnement de la liste de gauche plurielle menée par François Cuillandre est plus que confuse. La préférence des socialistes brestois porterait sur une gestion via une société d'économie mixte public/privée. Cependant François Cuillandre n'est pas "chaud" pour s'exprimer sur le sujet quatre ans avant la fin du contrat avec Véolia. Pour François Cuillandre "...l'important c'est la qualité et le prix de l'eau, pas le mode de gestion. Les brestois se moquent de savoir qui gère le réseau d'eau" (réunion de bilan - 22/11/2007). Pour le PCF, BNC, UDB/Frankiz Breizh et les Verts associés aux socialistes, c'est un autre son de cloche. Ils ont déclarés publiquement lors de la séance du conseil communautaire de Brest Métropole Océane du 14 décembre 2007 via une annonce commune leur souhait pour un "retour à la maîtrise publique donnant à la collectivité l’opportunité de rebâtir un vrai service public local de l’eau, pour une production et une distribution à coût maîtrisé, dans une approche du développement soutenable et au service de tous !". Calculette en main, les brestoises et les brestois noteront tout de même que, quels que soient les sujets proposés en délibération des conseils communautaires qui suivront l'échéance de mars prochain, les signataires de cet appel demeureraient encore minoritaires en nombre face à leur allié socialiste en cas de victoire de la liste Cuillandre aux prochaines élections municipales. La liste de la majorité sortante aura intérêt à clarifier le positionnement quelle souhaite défendre dans son programme qui sera présenté aux électeurs brestois. Une proposition mi-figue mi-raisin de leur part ou un renvoi du débat à l'après municipales ne pourraient être longtemps très crédibles alors qu’en qualité de membres de la majorité municipale sortante, ils avaient été particuliérement privilégiés depuis sept ans pour étudier les tenants et aboutissants de l’échéance qui se présente en 2012 en ce qui concerne le dossier de la gestion de l'eau à Brest.

Pour mémoire, il est bon de rappeler que la privatisation du service de l'eau à Brest en 1987 par la municipalité de droite de l'époque ne s'était pas faite sans résistances. Les socialistes brestois s'étaient exprimés pour le maintien en régie par la collectivité.

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Lors du débat public organisé le 13 décembre 2007, les représentants du PC, BNC, Verts et régionalistes avaient indiqué vouloir peser sur le programme municipal de la liste "Brest en marche" menée par les socialistes pour modifier la partie sur l'eau. Les faits ont montré le peu d'influence qu'ils ont pu avoir sur le positionnement de la liste de la majorité sortante sur ce dossier. L'attitude collégiale de la liste "Brest en marche" fut au final de "noyer le poisson" en renvoyant le débat à l'après échéance électorale de mars 2008.


Autres articles sur le même sujet sur Brestmunicipales2008


Aller plus loin :

- Brest-eau-publique.net

- Association S-eau-S

- Le guide du citoyen élu pour un service public de l'eau

- Coordination nationale des Associations de Consommateurs d'Eau


Revue de presse

- Gérard Borvon. « Pour l’eau la régie directe s’impose ! »
Télégramme - mardi 5 février 2008

jeudi, 03 janvier 2008

Vote électronique : la désinformation municipale continue

medium_machine_a_voter.2.2.jpgEn matière à faire de la désinformation pour justifier l’utilisation des ordinateurs de vote opaques et invérifiables pour les électeurs, la ville de Brest ne manque pas de ressources. La dernière en date est l’évocation d’un rapport (sic) publié dernièrement par l’association Forum des Droits de l’Internet (FDI). A lire l’écho qu’en fait le responsable du service des élections de la ville de Brest (Le Télégramme de Brest - 28/12/2007), les villes auditionnées seraient satisfaites de la mise en place des machines à voter. Selon monsieur Moal, ce rapport ne préconiserait “qu’un meilleur encadremment du vote électronique sur le plan électoral”. Circulez y’aurait rien à dire ?

Outre le fait de s’interroger sur la légitimité du FDI pour évoquer un domaine qui se trouve hors du cadre défini par ses statuts, une lecture de ce document montre bien les limites des conclusions hâtives dont certaines collectivités s’empressent à utiliser à l’approche des scrutins de mars prochain. Comme le constate Pierre Muller, président d'Ordinateurs-de-Vote.org qui milite pour le retour à un vote papier : “ Ce rapport est presque exclusivement une remontée d'information de l'état d'esprit des municipalités utilisatrices d'ordinateurs de vote et de leurs problèmes pratiques d'organisation. C'est comme si on rédigeait un rapport sur l'avenir des OGM en questionnant les agriculteurs en ayant plantés.”. Pierre Muller ne manque pas de s’interroger si la fonction de ces travaux confiés au FDI ne seraient pas au final “de justifier un prochain nettoyage réglementaire et sécuritaire, par le ministère de l'intérieur et le Conseil d'État, des machines à voter afin de tenter de rassurer les mairies”. Interrogations fort légitimes lorqu’on sait que le rapport fort médiatisé du FDI ne s’était pas attardé sur les questions du contrôle citoyen et de sécurité, points pourtants fondamentaux lorqu’on souhaite apporter des modifications aux procédures de vote.

Focalisés sur la promotion de ce “rapport”, les élus auditionnés n’auront, semble t-il pas, porté leur attention mi-décembre sur la prise de position de l’ASTI, fédération des Associations Scientifiques Françaises des Sciences et Technologies de L’Information qui “appelle à ne pas recourir au vote électronique anonyme au nom du principe de précaution” et n’hésite pas à alerter les pouvoirs publics sur “l’impossibilité, en l’état actuel de la technologie, de réaliser un vote anonyme contrôlable directement par les électeurs et en conformité avec les disposition de la Constitution et du Code électoral”. Fermez le ban.

La Ville de Brest qui communique pour recruter des centaines de bénévoles pour l’organisation de la manifestation maritime de l’été prochain se retrouverait-elle fort dépourvue pour mobiliser aujourd’hui quelques dizaines de personnes supplémentaires nécessaires dans la configuration d’un retour de nos bonnes vieilles urnes transparentes permettant un contrôle citoyen du bon déroulement des scrutins électoraux ? L’on ose imaginer une telle impossibilité au regard des moyens techniques, humains et financiers mobilisés pour six jours de festivités sur les quais brestois en juillet 2008. Ironie mise à part, il est bon de rappeler à l’actuel maire de Brest qu’il n’a nulle obligation d’avoir l’aval de la Ministre de l’Intérieur pour mettre en place les conditions pour permettre à nouveau des élections contrôlables par les électeurs dans notre ville. Il lui suffit simplement d’en avoir la volonté politique.


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Actuellement signatures !

Pétition disponible sur le site internet Ordinateurs-de-vote.org
Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l'électeur

jeudi, 04 octobre 2007

les ordinateurs de Vote Nedap décertifiés aux Pays-Bas

Info reprise du blog : Padawan.info.

"Trois jours après la publication d'un rapport préconisant le retrait des ordinateurs de voite électronique aux Pays-Bas, le gouvernement hollandais a retiré son agrément sur l'ensemble des machines Nedap qui équipait une écrasante majorité des bureaux de vote bataves. Ce sont 8000 machines du fabricant hollandais qui viennent mises hors circuit le 1er octobre 2007, et ceci dans leur pays d'origine !"...

- Lire la suite du billet de François Nonnenmacher...

- Communiqué (en anglais) du mouvement citoyen hollandais "Nous ne faisons pas confiance aux ordinateurs de vote"

- Communiqué clientèle de la société France élection adressé aux villes françaises ayant fait l'acquisition d'ordinateurs de vote NEDAP - 09 octobre 2007

samedi, 16 juin 2007

législatives 2007 : lettre ouverte au candidat Cuillandre

Ce dimanche je n'irai encore pas voter. Je n'y étais pas allé au premier tour. Depuis trois ans, la municipalité brestoise, dirigée par vous monsieur Cuillandre, impose des ordinateurs de vote opaques et invérifiables à ses habitants au nom de la “modernité”. Bien que je soutenais une candidate en lice au premier tour, je ne suis pas allé "voter" car je ne voulais pas une fois de plus cautionner cette tartufferie municipale. Contrairement à mon habitude, je ne me suis pas proposé comme assesseur pour cette élection législative car il m'aurait encore une fois de plus totalement été impossible de garantir aux électeurs que tout ce serait bien passé dans la journée.

Alors vous entendre monsieur Cuillandre évoquer la démocratie ou l'écoute des citoyens pour accroître encore un peu plus vos pouvoirs hégémoniques dans le landerneau brestois m'indispose.

Non, ceux et celles qui ne sont pas allés voter au premier tour ne sont pas les "pouilleux du devoir civique" comme le suggérait bêtement un journaliste de la presse locale au lendemain du premier tour. Les électeurs qui ne se seront pas déplacés encore ce dimanche auront encore sans doute eu de bonnes raisons de le faire. Depuis trois ans, combien de personnes âgées ont déserté les scrutins pour s'être trouvées une fois de trop humiliées dans leur bureau de vote face au fonctionnement d'une machine qu'elles ne comprenaient pas ? Combien de personnes ont fait le regrettable choix de ne plus voter à Brest car elles ont décidé de refuser radicalement un système de votation antidémocratique qui leur a été imposé sans débat ?

Non monsieur Cuillandre, je ne voterai pas pour vous ce dimanche. Ce ne sera pas uniquement pour la vision différente de la société qui nous oppose.

Dimanche soir monsieur Cuillandre, si vous êtes battu à ce scrutin, vous n'aurait qu'à vous en prendre qu’à vous même.


- Pétition nationale pour le maintien du vote papier

- Législatives 2007 : réponses des candidats au questionnaire du collectif brestois pour le vote papier


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